N°3 Janvier-Juin 2013

Les intervenants internationaux (N°3, Janvier-Juin 2013)

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Editorial

Ismaïl Régragui, CERI, Institut d’Etudes Politiques de Paris.

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Editorial scientifique

Frédéric Ramel, CERI, Institut d’Études Politiques de Paris. 

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Des bulles papales aux résolutions du Conseil de Sécurité : intervenir au nom de la communauté internationale

Emmanuel Bourdoncle, Université Paris II-Panthéon-Assas

Forme spécifique de recours à la force, l’intervention au nom de la communauté internationale a des racines anciennes. Une large remise en perspective historique de celle-ci souligne l’importance du contexte dans lequel elle se déploie. Mais surtout, l’intervention au nom de la communauté internationale pose la question de l’existence d’une telle communauté dotée d’un intérêt supérieur tandis que son actualité immédiate renvoie aux interrogations sur la place respective du droit, de la morale et de la politique dans les relations internationales.

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Crises internationales : quid du déclenchement de l’intervention ?

Aurélia JandotC.H.E.C, Université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand

La crise internationale est un état de connexion où se rassemblent des paramètres interactifs en un champ défini. Facteurs temporel (quatre phases), profit (expansionnismes) et géopolitique (trinôme espaces, forces, appuis) interfèrent. La prise en compte adéquate de ces différents paramètres permet de caractériser l’opportunité ou la potentialité d’une intervention, directe ou indirecte.L’étude attentive des crises et interventionnismes dans l’histoire contemporaine des XIXe et XXe siècles permet d’établir une modélisation de ces paramètres, modélisation potentiellement apte à la prospective à court et moyen terme.

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Médiations politiques africaines par le haut : analyse empirique et essai de théorisation

Daniel LopesUniversité Bordeaux IV

La médiation s’est imposée comme un moyen incontournable pour une résolution pacifique des conflits récurrents sur le continent noir. Il est difficile de nier « l’africanisation » de ces interventions diplomatiques de haut niveau, c’est-à-dire l’implication grandissante d’acteurs africains, et la pratique semble s’orienter vers un schéma commun aux différentes médiations en Afrique. Toutefois, cela est loin d’être suffisant pour conclure à l’existence d’une médiation politique « à l’africaine » aux particularités qui seraient par exemple proches des pratiques anciennes de médiation sur le continent. Le médiateur africain, englué dans les vicissitudes des conflits dans lesquels il s’investit, et sous la pesanteur des enjeux, peine encore à démontrer l’originalité de son action.

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L’africanisation du règlement des conflits : mythe ou réalité ? Le cas des médiations africaines en Afrique de l’ouest francophone (2000-2010)

Abdoulaye Bamba, Université Félix Houphouët Boigny, Côte d’Ivoire

La volonté des Africains, en accord avec l’ONU, de régler pacifiquement leurs conflits a favorisé l’avènement des médiations. En Afrique de l’Ouest francophone, le président du Burkina Faso a fini par s’imposer comme le médiateur de la sous-région. Le règlement pacifique des crises ivoirienne, togolaise et guinéenne ont connu des succès grâce à ces interventions du Président Blaise Compaoré  soutenu par  la CEDEAO. Ses succès politiques sont cependant limités par le manque de moyens financiers. Les pays occidentaux et surtout l’Union Européenne apparaissent comme les seuls recours dans  le suivi de ces médiations et surtout pour l’application des accords qui en découlent. Ces différentes interventions mettent ainsi à nu les faiblesses de l’africanisation des conflits dans cette sous-région.

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Somalie, d’une intervention à l’autre : la paix introuvable ?

Bakary Traoré, Université Félix Houphouët Boigny, Côte d’Ivoire.

Depuis qu’elle est entrée dans le cycle infernal de la guerre civile, la Somalie est devenue une terre d’intervention et d’ingérence. Cela a d’abord commencé  avec l’ONU à travers ses différentes missions de maintien et d’imposition de la paix des années 1990. Lorsque l’organisation internationale se retire en 1995, le pays est loin de retrouver la paix avec des affrontements interminables entre les différents chefs de factions armées. Les pays voisins et les organisations régionales africaines prennent le relais onusien : l’IGAD essaie de déployer une mission de soutien de la paix qui ne verra jamais le jour. Devant les difficultés de l’Union Africaine à monter une opération de maintien de la paix, l’Ethiopie intervient militairement aux côtés du gouvernement fédéral de transition en lutte contre les islamistes somaliens. Plus tard, c’est le Kenya qui mène une expédition punitive contre ces islamistes au moment où la mission panafricaine (AMISOM) peine à exécuter son mandat.

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