La sanctuarisation des corridors stratégiques régionaux vue de Chine : le cas de la région du Grand Mékong

Perspectives Internationales 25/06/2013 0

            La région du Grand Mékong (qui regroupe l’ensemble des pays situés dans la péninsule indochinoise, ainsi que les provinces chinoises méridionales du Yunnan et du Guangxi) a toujours constitué un espace de rencontres sur le continent sud-est asiatique. Outre une dénomination géographique, elle est surtout synonyme de l’un des plus ambitieux programmes d’intégration régionale d’Asie-Pacifique[1]. Il s’agit d’une interface terrestre qui connait un véritable dynamisme économique depuis ces dernières années, et bénéficiant de la globalisation des échanges avec le reste de l’Asie et du monde.

Ce ‘carrefour indochinois’ (pour rendre ainsi hommage à Denys Lombard[2]), se construit et s’institutionnalise au gré de la montée en puissance de l’Asie à travers les problématiques économiques, et surtout par le biais des acteurs étatiques parmi lesquels, une fois encore, la Chine et les cinq pays de l’ASEAN directement investis dans ce projet d’envergure (Birmanie, Cambodge, Laos, Thaïlande et Vietnam).

La littérature traditionnelle sur la région s’intéresse essentiellement aux impacts des activités illégales pratiquées, ainsi que sur les conséquences socio-économiques souvent déstabilisantes pour certains pays et leurs économies respectives (malgré une détermination conséquente[3]). Bien plus qu’un haut lieu de transit et de trafics en tous genres (drogues, humains, armes, contrefaçons…), la région est devenue le point de convergence entre la Chine, nouveau moteur économique de l’Asie septentrionale, et l’Asie du Sud-Est aux économies robustes et ne  subissant que modérément les conséquences du ralentissement économique global.

L’objet de cette étude s’intéressera au volet stratégique naissant à l’échelle de la région du Grand Mékong entre ces deux entités régionales à travers le prisme des grands projets d’aménagement réalisés depuis ces dernières années : comment Pékin justifie-t-elle son rôle dans cette région, et comment cherche-t-elle à  maintenir son emprise sur l’un de ses nouveaux intérêts vitaux (hexin liyi) d’Asie du Sud-Est ?

Les corridors stratégiques retenus dans cette étude renvoient ici d’une part à l’axe terrestre Nord-Sud (s’étirant depuis le Golfe de Thaïlande et celui de Martaban en Birmanie jusqu’à la province chinoise du Yunnan, et d’autre part la voie fluviale naturelle du sud-est asiatique, le fleuve Mékong (partant de Luang Prabang au Laos pour déboucher à Simao, toujours dans le Yunnan). Ces espaces sont situés au cœur des échanges économiques (formels ou non) régionaux, et constituent en quelque sorte les outils d’intégration territoriale d’une région en pleine mutations[4]. 

La région du Grand Mékong : espace déterminant pour la Chine en quête de suprématie

Long de près de 5000 kilomètres et prenant sa source depuis les hauteurs du Tibet pour s’étirer jusqu’à son delta dans le sud du Vietnam, le Mékong fait l’objet d’une attention particulièrement accrue à la suite de la mise en place de mécanismes de coopération régionale instaurés au début des années 1950 : la Commission du Mékong (Mekong River Commission – MRC) et le Programme de coopération économique de la sous-région du Grand Mékong quelques décennies après  (Greater Mekong Subregion – GMS)[5] s’assurent de la mise en œuvre coordonnée des projets de développement d’infrastructures fluviales, de prévention de tout risque de surexploitation des réserves aquatiques et de l’intégration économique de ces pays.

Ces deux étapes dans le processus de conceptualisation de la région du Grand Mékong font immédiatement penser à la situation de l’Asie au 19ème siècle où les premiers explorateurs et commerçants occidentaux (français en tête) cherchaient une voie facilement accessible afin de raccorder les colonies d’Indochine au marché chinois via le Yunnan[6].

De nos jours, ce qu’il est devenu courant de nommer cette région sous le nom de ‘Triangle d’Or’, est devenu un nouvel objet d’intérêt de la part de la Chine qui aspire à apporter sa pierre à l’édifice à travers la construction régionale en Asie du Sud-Est par le biais de la coopération sécuritaire fluviale : un des évènements ayant servi de prétexte à une attention accrue envers cet espace s’est déroulé le 05 octobre 2011 où deux navires chinois (le Yu Xing 8 Hao et le Hua Ping), très certainement arraisonnés par une milice birmane (dirigée par Naw Kham, l’un des plus puissants trafiquants d’opium de la région, et fervent défenseur de la cause nationaliste de la minorité Shan de Birmanie, arrêté et en instance de procès depuis), sont retrouvés au niveau du port thaïlandais de Chiang Sen, soit au niveau exact du confluent du Mékong, à l’endroit de démarcation entre la Birmanie, le Laos et la Thaïlande. Les corps des deux équipages chinois ont été retrouvés entre le jour même de l’attaque pour l’un d’eux, et six jours après pour le dernier cadavre (13 au total) dans un rayon allant de 150 mètres à 6,5 kilomètres du lieu où se sont déroulés ces abordages[7].

Une importante quantité de comprimés de métamphétamine ont été saisis par les forces de police de Chiang Sen (où ont été retrouvés les deux ‘vaisseaux fantômes’), ce qui vient confirmer la thèse que ces deux navires chinois se livraient aux activités de convoyage de stupéfiants entre la Birmanie et la Chine, activité implantée depuis des décennies, et même très largement stimulée par cette dernière depuis l’indépendance de la Birmanie en janvier 1948 et le déclenchement des guérillas interethniques[8].

Ce sont près de 920 000 comprimés de yaa ba (le terme local en langue thaïe pour désigner cette drogue dérivée de l’opium, et représentant entre 80 et 85% du marché de consommation de drogues de la région) d’une valeur estimée à 1,2 million d’euros qui sont retrouvés à bord des navires[9].

Cet incident a poussé  Pékin à réagir et prendre des mesures radicales afin de bénéficier d’une présence renforcée dans la région du Grand Mékong : à la suite de l’arrestation de neuf membres de la Pha Muang Task Force (une unité antidrogue de l’armée thaïlandaise, très probablement corrompue par Naw Kham) le 29 octobre 2011, un accord régional instaurant des patrouilles fluviales renforcées sur le Mékong a été signé entre la Chine, la Thaïlande, le Laos et la Birmanie. Même si de tels mécanismes de coopération inter-états pour lutter contre les activités illicites dans la région du Grand Mékong avaient été mis en œuvre par ces mêmes pays sans le support de Pékin, les accords ne reposaient que sur les moyens à déployer dans les provinces frontalières reculées de ces mêmes états (sanctuaires traditionnels des trafiquants) en adéquation avec les nouveaux profils des contrebandiers et des nouveaux modèles de crime organisé[10].

Bien que les activités de trafic et de consommation de drogues soient traditionnellement inscrites dans le ‘patrimoine culturel’ local depuis des millénaires, ces nouvelles menaces nous démontrent une fois encore que la région subit les contrecoups d’une activité économique florissante que la Banque Asiatique de Développement (BAD) tente de réguler afin de minimiser le choc (souvent brutal) pour les économies les plus exsangues de certains pays. Le Triangle d’Or s’est transformé au gré des fluctuations régionales pour prendre la forme d’un « quadrangle économique » qui parvient peu à peu à convertir une zone-grise (traditionnellement à l’écart des circuits économiques formels) en carrefour de libre-échange qui vient revigorer une région au potentiel élevé : un nouvel espace transnational s’y est construit et à peu à peu laissé voie au chapitre à une foule d’acteurs socio-économiques qui vient jouer un rôle plus que jamais déterminant dans la transformation étatique de leur pays[11].

L’attractivité économique générée par les flux licites ou illicites (de marchandises, de personnes…) oblige les membres des programmes GMS et MRC d’inclure une dimension sécuritaire dans leur feuille de route en vue de crédibiliser leurs efforts aux yeux de la BAD. Ces nouveaux impératifs doivent donc s’inscrire dans la continuité établie au nom des valeurs promulguées par l’ASEAN, et au nom d’un « impératif de développement commun ». Le GMS et le MRC travaillent en concertation avec les instances décisionnelles de la BAD, et les états membres qui veillent à la formalisation des structures de coopération[12].

L’un d’eux, la Thaïlande, est rapidement devenu la pierre angulaire de la région du Grand Mékong puisqu’elle exerce une grande influence politique et économique sur l’ensemble de ses voisins malgré une trajectoire divergente : au sortir de la Guerre Froide et sous couvert d’une transition d’une économie centralisée vers une économie de marché,  la plupart des pays d’Asie du Sud-Est ont opéré dans le même temps un retournement de leur stratégie territoriale et de développement en privilégiant les enjeux fluviaux et/ou maritimes aux enjeux terrestres. Bangkok a, quant à elle, privilégié une approche qui trouve ses origines dans l’histoire de l’ancien royaume du Siam et dans la vision de ses monarques réformateurs du 19ème  siècle qui ont su résister aux avancées des puissances colonisatrices occidentales[13].

Les corridors stratégiques : nouveaux outils d’intégration territoriale et de sanctuarisation des intérêts vitaux chinois

La signature de l’accord régional du 29 octobre 2011 (visant à accroître les patrouilles sur le Mékong) donne à Pékin les moyens de concrétiser ses ambitions régionales à travers ses projets de sanctuarisation de l’espace fluvial grâce notamment aux nombreux chantiers d’aménagement fluviaux débutés depuis une trentaine d’années.

De nos jours, les constructions de barrages par la Chine, même sans être la seule source primordiale de discorde avec les pays riverains situés en aval du Mékong, répondent au besoin primordial pour Pékin de diversifier au plus vite ses sources principales d’approvisionnement énergétiques depuis le début des années 1990[14]. L’un des projets les plus ambitieux du gouvernement chinois (qui devrait voir le jour à l’horizon 2025) est un système de huit écluses consécutives qui devront produire pas moins de 80% de la production totale d’électricité générée par le barrage des Trois Gorges (lui même complété en 2009)[15].

Ce projet s’inscrit dans la continuité de l’ouverture économique (initiée en 2001) des lointaines provinces occidentales chinoises (kaifa xibu), dont le Yunnan et le Guangxi bénéficient. L’initiative se prolonge même au-delà des frontières chinoises : à titre d’exemple, Pékin a initié des projets communs avec son homologue birman visant l’aménagement des berges de l’Irrawaddy (souvent dans les provinces et/ou districts peuplé-e-s de minorités ethniques où sévissent encore à l’heure actuelle des luttes armées comme dans l’état Kachin).

Ces infrastructures viennent se greffer à l’important dispositif de gazoducs et de pipelines déjà existants, eux-mêmes partie intégrante du projet d’aménagement du port en eaux profondes de Sittwe (Etat Rakhine à l’est de la Birmanie) qui doit permettre aux navires de commerce chinois (et aux bâtiments de guerre) de bénéficier de facilités de ravitaillement suivant la logique chinoise du ‘Collier de perles’[16].

Depuis maintenant une dizaine d’années, ces corridors stratégiques concentrent une part accrue des lourds investissements réalisés, ou en voie d’achèvement, par la Chine en Asie du Sud-Est. Le maillage autrefois lâche et disparate de ces espaces tend à se complexifier pour laisser la place à un réseau d’infrastructures visant à accélérer les échanges et le développement des investissements dans des pays encore pour la plupart fragiles à l’accélération de l’intégration régionale et in fine mondiale[17] : le spectre du choc économique de l’été 1997 n’est pas encore tout à fait effacé de la ‘mémoire collective’ et les fonds alloués par la BAD devront, à terme, stimuler les économies des pays les plus vulnérables.

A l’image de ce que nous avons déjà l’habitude d’observer en Mer de Chine méridionale, Pékin considère au plus haut point cette région et les nombreux intérêts fondamentaux (hexin liyi) à défendre pour maintenir sa montée en puissance. Comme le souligne Jean-Pierre Cabestan, la conclusion d’un accord de partenariat stratégique entre la Chine et l’ASEAN, lui-même complété par l’établissement du traité de libre-échange Chine-ASEAN entré en vigueur à partir de janvier 2010, maintient toujours l’ensemble de l’ASEAN encore un peu plus divisée et ne pouvant plus se défaire des ambitions chinoise sans cesse grandissantes[18].

Conclusion

            A l’heure où l’Asie du Sud-Est se construit et se solidifie au gré de la mondialisation et des soubresauts, l’heure est désormais à une définition d’une feuille de route suffisamment claire à appliquer à court terme[19]. La région doit, pour l’heure, veiller à maintenir une cadence de développement qui doit prévenir tout risque de surchauffe face aux intentions de la Chine dans les domaines économiques et sécuritaires. Le traditionnel Triangle d’Or historique et informel à laissé la place à un « quadrangle économique » dynamique et globalisé où les nouvelles économies émergentes (Birmanie et Laos en tête) peuvent désormais prendre part à l’essor régional, et lutter contre les fléaux (drogue, trafics humains, contrebande, braconnage…) inhérents à une logique de développement libérale cautionnée par la BAD[20].

Même si la participation géographique de Pékin à la région du Grand Mékong se traduit par les initiatives menées au niveau local depuis ses deux provinces méridionales (Yunnan et Guangxi), les perspectives de développement au niveau provincial et central convergent néanmoins dans le sens où la région du Grand Mékong est devenue un outil dans le processus de coopération entre la Chine et une partie des pays de l’ASEAN, reconnu par une grande partie des spécialistes de la région[21].

Les opportunités mutuelles entre les deux entités se concrétisent peu à peu, même si l’exemple le plus récurrent dans ce domaine reste largement dominé par l’édification de barrages sur le Mékong (et les conséquences souvent désastreuse en matière de gestion et d’accès aux ressources, principales sources de désaccords entre les protagonistes).

La Chine n’a pour l’heure guère d’autre choix que d’opérer une réorientation progressive (mais graduée) de son modèle économique en privilégiant de renforcer ses liens avec l’Asie du Sud-Est, moins ébranlée par la crise financière : cet élan décisif dans la poursuite des objectifs stratégiques tel qu’ils sont définis dans l’actuel 12ème  plan quinquennal chinois (équilibre socio-économique et rattrapage technologique) permettra un renforcement de la coopération régionale vers le projet ultime d’une Asie unifiée (sinisée ?) qui parachèverait le déplacement du centre gravitationnel (économique et stratégique) vers l’Asie orientale[22].

Frédéric PUPPATTI

Frédéric Puppatti est responsable de la rubrique Asie au sein de Perspectives Internationales.Il est doctorant en science politique à l’Université de Lille 2, rattaché au Centre d’Etudes et de Recherches Administratives Politiques et Sociales (CERAPS), allocataire et contributeur du groupe de recherche sur l’Asie des jeunes chercheurs de l’IRSEM.


[1] Il s’agit à l’origine d’une initiative de la Banque Asiatique de Développement (BAD). A partir de 1992, la BAD a décidé de relancer les échanges commerciaux interrompus à la suite de la décolonisation occidentale des pays du sud-est asiatique.

[2] LOMBARD Denys, Le carrefour javanais. Essai d’histoire globale, Paris, EHESS, 1990.

[3] On se réfèrera, entre autres, à deux études du même auteur parmi les plus récentes, CHOUVY Pierre-Arnaud, « Des trafics en Asie du Sud-Est continentale », In JAMMES Jérémy & DE TREGLODE Benoît (sous la direction de), L’Asie du Sud-Est 2012, les évènements majeurs de l’année, IRASEC, Les Indes savantes, Bangkok, 2012, p.41-53 et « Trafics en Asie du Sud-Est continentale : état des lieux et perspectives », In BOISSEAU DU ROCHER Sophie (sous la direction de), Asie,  2012-2013, une Asie toujours plus centrale, La documentations Française, Paris, 2012, p.129-135.

[4] TAILLARD Christian, « Un exemple réussi de régionalisation transnationale en Asie orientale : les corridors de la région du Grand Mékong », L’Espace géographique, vol.38, n°1, 2009, p.1-16.

[5] Respectivement établis en 1957 (connu alors sous le nom de Comité du Mékong) sous l’impulsion de l’ONU, et 1992   à la suite d’un accord commercial signé entre la BAD et le Cambodge, la Chine, le Laos, la Birmanie, la Thaïlande et le Vietnam.

[6] SUMMERS Tim, « La Chine et la région du Mékong », Perspectives Chinoises, 2008/3, p.74-84.

[7] MARCHAND Alexandre, « Meurtres, mensonges et stupéfiants », Asies, n°4, mars-mai 2012, p.56-63.

[8] CHOUVY Pierre-Arnaud, « Géopolitique des drogues illicites en Asie », Hérodote, vol.109, n°2, 2003, p. 163-189.

[9] MARCHAND Alexandre, op. cit.

[10] SAUTEREY Anne-Lise, « Anti-trafficking regional Cooperation in Southeast Asia and the Global Linkages from Geopolitical Perspective », Les notes de l’IRASEC [en ligne], n°3, juillet 2008, disponible sur http://www.irasec.com/components/com_irasec/media/upload/DP03-Anti-Trafficking_AL-Sauterey.pdf

[11] TAN Danielle, Du communisme au néo-libéralisme : le rôle des réseaux chinois dans la transformation de l’État au Laos, Thèse de Doctorat en Science Politique, soutenue le 02-12-2011, Paris, Institut d’Etudes Politiques de Paris, 711p.

[12] SUMMERS Tim, op.cit.

[13] TAILLARD Christian, « La Thaïlande au centre de la région du Grand Mékong », Annales de géographie, vol.671-672,  n°1, 2010, p.52-68.

[14] La Chine est devenue  importatrice nette de pétrole et de charbon respectivement en 1993 et 2007.

[15] BIBA Sebastian, « China’s Continuous Dam-building on the Mekong River », Journal of Contemporary Asia, vol.42, n°4, 2012, p.603-628.

[16] O’CONNOR James, « State Building, Infrastructure Development and Chinese Energy Projects in Myanmar », Les notes de l’IRASEC [en ligne], n°10, mars 2011, disponible sur http://www.irasec.com/components/com_irasec/media/upload/DP10-StateBuildingMyanmar-OCONNOR.pdf

[17] TAILLARD Christian, op. cit.

[18] CABESTAN Jean-Pierre, « L’Asie est-elle ‘sino-centrée’ ? », Politique étrangère, vol.77, n°2, été 2012, p.345-357.

[19] « MRC Strategic Plan 2011-2015 », In MRC Annual Report 2010 [online], Mekong River Commission, october 2011, disponible sur http://www.mrcmekong.org/assets/Publications/governance/Annual-Report-2010.pdf

[20] TAN Danielle, « Du Triangle d’or au quadrangle économique : acteurs, enjeux et défis des flux illicites transfrontaliers dans le Nord Laos », Les notes de l’IRASEC [en ligne], n°6, février 2010, disponible sur http://www.irasec.com/components/com_irasec/media/upload/DP06-D.Tan.pdf

[21] SUMMERS Tim, op.cit.

[22] MISTRAL Jacques, « la réorientation de la croissance chinoise : sa logique, ses enjeux et ses conséquences », Note de l’IFRI [en ligne], mars 2011, disponible sur http://www.ifri.org/?page=detail-contribution&id=6498

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