«Pilier de Défense» : Quand Israël sert les intérêts de l’Egypte et du Qatar (2/2)

Perspectives Internationales 12/12/2012 0

Dans une précédente tribune, nous évoquions les véritables enjeux des trois groupes d’acteurs impliqués dans l’opération Pilier de défense, que nous avions désigné sous les lettres A, B et C: Israël (soutenu par l’Union Européenne [UE], les Etats-Unis et leurs alliés) pour le A; puis le Jihad Islamique Palestinien [JIP] (appuyé par l’Iran, la Chine, la Syrie et leurs alliés) pour le B; enfin le Hamas (aidé par l’Egypte, le Qatar et leurs alliés) pour le C. Après huit jours de combat, il semble que le Hamas l’ait emporté, à en juger les scènes de liesse dans les rues palestiniennes, la reconnaissance de la Palestine comme Etat non-membre de l’ONU, et enfin l’arrêt des frappes israéliennes sur la Bande de Gaza. Pour d’autres, Israël a restauré sa dissuasion conventionnelle en faisant cesser les tirs de roquettes. Mais la plupart des experts s’accordent à faire de l’Egypte la grande gagnante de ce conflit asymétrique.

Aussi, entre les propagandes israélienne (Hasbara), palestinienne et la superficialité de quelques analyses occidentales, il convient de déterminer les gains réels des pouvoirs qui se sont encore affrontés dans le chaudron de Gaza, au delà des apparences médiatiques et politiques. Pour cela, il convient d’intervertir les focales au profit d’une analyse multiscalaire et critique.

Dans un premier temps, nous rappellerons le bilan chiffré du conflit, à la fois pour Israël et les Palestiniens de Gaza. Puis, nous tempérerons les succès revendiqués par Tsahal. Enfin, nous prouverons que l’Egypte et le Qatar, apparaissant comme les bénéficiaires du conflit, sont en réalité les pions du smart power américain au nom d’une mutualisation de leur diplomatie armée.

Un bilan humain contrasté et critiqué

«L’asymétrie» des pertes israéliennes et palestiniennes

A l’inverse d’autres conflits asymétriques, toute confrontation au Proche-Orient donne lieu à des analyses chiffrées immédiatement disponibles et d’une grande précision, conséquence de la surexposition médiatique de la région[1]:

Jours: Roquettes tirées sur Israël
Du 1er janvier au 31 octobre Autour de 600 roquettes et 200 obus de mortier
Du 10 au 14 novembre 2012 191
14 novembre 75
15 novembre 316
16 novembre 228
17 novembre 237
18 novembre 156
19 novembre 143
20 novembre 221
21 novembre 130
Total 1506 dont 933 sur Israël
 
Roquettes s’étant abattues en zones inhabitées 875
Roquettes frappant des zones habitées 58
Roquettes interceptées par le Dôme de Fer 421
Tirs de roquettes ayant échoué 152

 

Coût pour Israël 3 milliards de NIS ou 78 millions de dollars
Coût pour Gaza 300 millions de dollars
Israéliens potentiellement affectés par les roquettes 3,5 millions (50% de la population)
Palestiniens potentiellement affectés par Pilier de Défense 1,7 millions (100% de la population)
Attaques de terroristes sur le sol israélien 3
Terroristes arrêtés sur le sol israélien 55
Sites notamment terroristes visés 1500 dont 980 pas de tir, 26 usines balistiques, 30 centres de commandements, 42 bases
Tunnels détruits 206
Morts israéliens 6
Blessés israéliens 240
Morts palestiniens 173
Blessés palestiniens Autour de 1200

A cette lecture, beaucoup d’analystes déplorent le déséquilibre entre les relatives faibles pertes israéliennes et les fortes pertes palestiniennes, comme si un conflit devait absolument générer une égalité en la matière. Pour expliquer cette différence, il convient de souligner d’une part la disproportion des forces en présence à l’avantage d’Israël[2]. D’autre part, pour Tel-Aviv, la protection des vies est une priorité, alors que de l’autre côté de la frontière, le martyr est souvent recherché. Certes, Tsahal prend soin de limiter les pertes civiles par des tracts, appels téléphoniques, messages par haut-parleurs pour inciter les habitants à quitter les zones de combat, et respecter la pureté des armes (toar haneshek)[3], un principe clé dans l’armée issu de la loi juive (Halakha). Les tirs de contre-batterie israéliens contre des habitations civiles s’expliquent en partie. Les unités de fabrication d’armes sont implantées parfois dans des immeubles civils, des caves ou sous des broussailles et sont actionnées par télécommande. Cela empêche les drones, qui détectent d’abord les artilleurs, de les localiser et les détruire[4]. De plus, la tactique du bouclier humain est considérée comme un tribut que les civils (consentants ou contraints) doivent aux combattants[5]. Cela évidemment, n’excuse pas la mort de nombreux civils palestiniens hostiles à la résistance armée ou à l’engagement au sein des groupes terroristes susnommés.

Toutefois, Tsahal semble se satisfaire du faible nombre de victimes par rapport à l’opération Plomb durci, qui avait causé la mort de 1417 palestiniens (800 civils dont 320 enfants et 111 femmes selon l’ONG israélienne Bet’selem), 1166 tués dont 700 combattants selon Tsahal. Israël avait perdu 10 soldats (dont 5 par tirs amis) et 3 civils. Mais en 2009, le conflit s’était déroulé sur 22 jours et incluait des opérations terrestres en plus des frappes aériennes. De plus, Israël n’a pas pu protéger toute sa population, malgré sa prudence tactique et sa supériorité militaire. Côté Palestinien, les pertes ont été divisées par 3 en termes de ratio temporel. Mais la moitié des victimes dans les deux conflits est civile, ce qui remet en cause la précision des actions dites chirurgicales.

 Les réactions internationales: entre indignation mesurée et communication

Dès le début du conflit, les Etats-Unis soutiennent Israël en endossant l’armure de Mars, selon un plan de communication bien établi. Le 18 novembre, Obama déclare à Bangkok que les raids sont « un acte de défense»[6]. En revanche, l’UE adopte, comme de coutume, une attitude timorée calculée, en affirmant le lendemain condamner «avec force les attaques à la roquette depuis Gaza sur Israël» mais que la «réponse doit être proportionnée»[7]. Le chef du Quartet Tony Blair, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle, son homologue français Laurent Fabius et la première vice-présidente de la Commission européenne et Haute-représentante de l’Union Européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton, se contentent d’apaiser inefficacement les parties. La pseudo politique arabe de la France s’équilibre en réalité entre les intérêts de l’allié israélien (comme l’atteste la venue de Netanyahu le 31 octobre) et qatari, partenaire économique de l’Hexagone de plus en plus prégnant.

Sans surprise, les pays de la Ligue Arabe condamnent l’attitude d’Israël, même si individuellement, la diplomatie de chaque Etat membre reste très circonspecte. Une délégation d’Etats de la Ligue Arabe (Tunisie, Irak, Jordanie, Maroc et Arabie Saoudite), à laquelle s’est jointe la Turquie a souhaité jouer le rôle d’arbitre, à l’inverse de l’opération Plomb Durci, qui avait vu tacitement l’Arabie Saoudite et l’Egypte participer à l’affaiblissement du Hamas. La Syrie ou le Soudan, membres de la Ligue, mais Etats non grata, dénoncent l’ennemi israélien sans ambigüité, avec leur allié iranien. Les pays ré-émergents, Chine et Russie, renforcent ces critiques en se servant de leurs poids économique, diplomatique et militaire, en plus de leur statut de membre permanent au Conseil de Sécurité. Néanmoins, les pays émergents (Brésil, Afrique du Sud, Inde), que des experts trop hâtifs, persistent à dire très actifs en diplomatie, ont été plutôt transparents.

 Une victoire en demi-teinte pour Israël

Assassinats ciblés et roquettes, aux dépends du contact: la guerre à distance

Si au soir du 25 novembre, Tsahal s’enorgueillit d’avoir réduit le potentiel militaire palestinien, ce dernier reste très menaçant. Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman, affirmait «vouloir au moins cinq ou six ans de calme, de stabilité et de sécurité»[8]. Or, juste après la trêve, les tirs de roquettes reprennent sporadiquement. Cela rappelle un précédent lorsque qu’après Plomb Durci, Israël affirmait en janvier 2009 avoir éliminé durablement la menace des roquettes. Le blocus de Gaza, les raids incessants et la destruction des tunnels paraissent donc inefficaces car les terroristes importent toutes les armes voulues, lesquelles sont de plus en plus performantes[9]. Tel-Aviv le reconnaît à demi-mot, mais préfère se féliciter de l’assassinat de cadres terroristes: dont pour le Hamas Ahmed Jaabari, Ahmed Abu Jalal, Habes Masmah, Khaled Shaer et Osama Abdul-Jawad; pour le Jihad islamique Ramez Harb. Toutefois, la société israélienne déplore que l’infanterie et les chars n’aient pu entrer en action alors que les Palestiniens se félicitent de l’arrêt des frappes de Tsahal. Dans la perspective des élections, il aurait été dangereux de risquer la vie de soldats dans une guerre de 4ème génération. En effet, s’il est facile pour la chasse israélienne de bombarder un territoire dépourvu de matériel anti-aérien efficace, il possède un arsenal anti-char et anti-personnel considérable. En réalité, malgré le spectacle de la mobilisation terrestre et le rappel de 75000 réservistes, Israël n’a jamais eu la volonté de pénétrer dans le brasier gazaoui, mais seulement donner l’impression d’un renoncement à la confrontation directe, pour renforcer le groupe d’acteurs C.

L’Iron Dome: un jouet High-tech pour rassurer la population

Venons-en maintenant au grand héros médiatique de l’affrontement, l’Iron Dome, qui devait intercepter les projectiles lancés en priorité contre les villes martyres d’Ashkelon, Ashdod, Netivot, Okim et Sderot. Présenté comme l’antimissile le plus performant au  monde, son taux de réussite serait compris entre 75% à 90%. Or, s’il révèle de meilleures capacités que les systèmes israélo-américains précédents, il est difficile de valider de tels résultats. En effet, si l’Iron Dome était si efficace, Israël se contenterait d’intercepter les projectiles, sans détruire à la source leurs sites de lancement, avec les dégâts collatéraux que cela peut engendrer. Une analyse plus fine du développement de ce système depuis 2009, révèle un taux de réussite nettement plus aléatoire, de l’ordre de 45%, et un retard sur le programme de 3 ans. Ce qui explique le nombre élevé de blessés israéliens et le fait que même Tel-Aviv, jusque là épargné, ne soit plus à l’abri, ce qui est un échec pour Israël. Sur les 933 roquettes, seules 421 ont été interceptées, même si l’anti-missile ne détruit que celles présentant un danger pour les zones habitées. Problème, les interceptions réussies dépassent le nombre de projectiles tirés contre les zones habitées. Et rien n’est précisé sur l’interception des obus de mortier. Enfin, alors qu’une qassam ne coûte pas plus de 500 euros, une interception par l’Iron Dôme grimpe à 50000 dollars. Si ces défauts ont été dissimulés, c’est que des négociations sont en cours pour vendre l’Iron Dome à l’Inde et à la Corée du Sud.

Une guerre sans vraiment de vainqueurs ni de vaincus

La Pax Egyptiana comme élément de langage à destination des analystes

Au sortir du conflit, les rôles de l’Egypte et des «Printemps arabes» sont encensés[10].Il est aussi dit qu’Israël n’a pas pris en compte les printemps arabes[11] qui auraient bouleversé la région. Or, la thèse de ses chercheurs n’est pas crédible car les« printemps arabes», en particuliers égyptiens, n’ont strictement rien changé. Incontestablement, les Etats-Unis, très prudents, ont sous-traité à l’Egypte, comme au temps du Président Moubarak, la sortie de crise gazaouite, au profit de leurs propres intérêts. Le smart power américain consiste, un peu comme en Libye, à se décharger d’un engagement politique et militaire trop direct, au moment où les Etats-Unis doivent répondre aux doléances sociales de leur population. C’est bien la secrétaire d’Etat Hillary Clinton qui a demandé au Caire de surveiller la libre circulation des Palestiniens par le poste frontière de Rafah, d’empêcher le trafic d’armes, et de ne pas remettre en cause les accords de Camp David. Pour s’être impliquée à Gaza, l’Egypte recouvre son autorité dans la région tandis que Morsi réussit tente de faire taire la rue en s’octroyant les pleins pouvoirs.

Un Hamas régénéré par ses pertes aux dépends du JIP

Venons-en maintenant au Hamas. Certes, il n’obtient pas la fin du blocus. Mais il prouve sa capacité à frapper le cœur d’Israël, 21 ans après les Scud du président irakien Saddam Hussein. Son organigramme de commandement a beaucoup souffert mais ses blessures vont vite cicatriser car dans chaque organisation terroriste les cadres sont vite remplacés et les chefs n’ont que peu d’importance. Ainsi, la mort de Ben Laden n’a pas vraiment affecté Al Qaida. Ensuite, plus des terroristes sont attaqués, plus ils renforcent leur cohésion et leur détermination. En Palestine, c’est au nombre de martyrs que l’on jauge la notoriété d’un groupuscule. De même, accusé de duplicité au profit d’Israël, le Hamas s’érige de nouveau en premier ennemi de l’Etat hébreu à Gaza[12]. Même après la trêve, il continue à exercer des tirs de roquettes[13]. Au final, le Hamas crie victoire, redevient un interlocuteur crédible, mais seulement par défaut, grâce à Israël, son meilleur ennemi. Le 22 novembre, jour de la trêve est fait désormais Journée nationale de la victoire du peuple palestinien et jour férié officiel. Ainsi, c’est volontairement que Tel-Aviv a renforcé le Hamas (pratique, car on ne négocie pas avec les terroristes) en propageant l’idée que pilier de défense était un semi-échec au profit du Hamas. Incontestablement donc, le groupe d’acteurs B demeure le grand perdant de la confrontation. En effet, si la majorité des pays de la Ligue Arabe condamne l’opération israélienne et défend le Hamas, très peu encensent le JIP. Dans la foulée, l’Iran échoue à faire du JIP la première force armée à Gaza. Enfin, sur le nucléaire, les Etats-Unis et l’Union Européenne profitent de la situation pour renforcer les sanctions contre l’Iran et annuler, le 26 novembre, la conférence sur un Moyen-Orient dénucléarisé au profit d’Israël[14].

La Palestine, vainqueur diplomatique?

Soucieux de combattre l’influence du JIP, le leader du Hamas Khaled Mishal, d’abord réticent à soutenir le Fatah sur une Palestine non membre mais observatrice à l’ONU, déclare le 26 novembre approuver cette initiative. Cependant, le Hamas souhaite un Etat Palestinien et officieusement pas forcément intégralement souverain, il réclame le retour aux frontières de 1948 alors que le Fatah se contente pour l’instant les frontières d’avant 1967. Toutefois, la position du Hamas en exil se distingue de celle du Hamas à Gaza[15]. Si le nouveau statut de la Palestine profite surtout à Abbas, ses revendications ont du être réduites, alors que les Etats-Unis prévoient que la « solution à deux États serait repoussée très loin dans l’avenir»[16]. A l’issue de ce vote, Etats-Unis, Israël, Canada, République Tchèque, Iles Marshall, Micronésie, Nauru, Palau, et Panama se marginalisent face au 138 pays en faveur de la Palestine. Des 41 Etats abstentionnistes, une dizaine appartient à cette UE divisée et inefficace, qui obtient pourtant un prix Nobel de la paix. En revanche, beaucoup de pays de la Ligue Arabe, secoués par des crises sociales, sont renforcés par l’issue de ce scrutin. Pour Israël, cette reconnaissance risque de l’entraîner devant la Cour Pénale Internationale, mais cela pourrait être aussi le cas pour le Hamas.

La victoire revient incontestablement aux extrémistes de tous bords, dont la percée depuis les pseudos « printemps arabes » démocratiques, n’en finit pas de déstabiliser la région. Israël et les Etats-Unis n’ont jamais souhaité dialoguer avec des pays ou groupuscules nationalistes et laïques, mais au contraire avec des interlocuteurs religieux, plus faciles à manipuler électoralement ou géopolitiquement. En Israël, les plus religieux, dont les haredim, ont également pris l’ascendant sur les sionistes laïques. A Gaza, dans la plupart des pays de la Ligue Arabe, ou en Israël, les extrémistes  savent paradoxalement toujours s’entendre, et pour cela, raviver les tensions en est une condition sine qua non. Le Qatar, qui finance les islamistes de la Libye à la Syrie en passant par Gaza, pourra s’en servir pour ses intérêts diplomatiques et financiers mais toujours au profit des Etats-Unis et d’Israël.

La triangulaire d’intérêts dans la quadrature du cercle palestinien en 2012: un exemple simplifié de « l’orient compliqué »

 

 

Bibliographie

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Nicolas Ténèze

Nicolas Ténèze, Docteur en Science Politique, attaché temporaire d’enseignement et de recherche à l’université Toulouse Capitole, membre du Groupe de Recherche Sécurité et Gouvernance, du Groupe de Recherche en Histoire Immédiate et membre associé de l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale. Il a publié sur l’arsenal nucléaire pakistanais et israélien, les boucliers antimissiles israélo-américains, les dites «révolutions arabes», et le terrorisme non-conventionnel. Il travaille également au projet de recherche SAMOSA/SALSA avec le CEA et l’Agence Nationale de la Recherche.


[1] Les données ont été compilées, croisées et vérifiées à partir des informations du Centre d’actualité de l’ONU, 23 novembre 2012, « Des experts de l’ONU déplorent le nombre de victimes civiles faites par les affrontements entre Israël et le Hamas ».; et de l’Israel Defense Forces. 26 novembre 2012, «Les objectifs de l’Opération Pilier de Défense ont été atteints».

[2] Israël dispose d’environ 300 bombes nucléaires, Selon l’Iris, L’année stratégique 2013, 533 pages, p.307, le pays disposerait de 2500 chars, 100 ogives atomiques, de 630 avions, de 176000 soldats. Ses dépenses militaires atteignent 15,3 milliards de dollars soit 6% du PIB. The Military Balance 2012, 504 pages, pp.328-321 indique pour sa part 200 têtes nucléaires, 6 sous-marins lance-engins nucléaires (à terme), 440 avions, 77 hélicoptères d’attaque, 27 batteries antimissiles, de 3 escadrons de missiles balistiques de portée intermédiaires et courtes, de 4 satellites militaires, de 565000 militaires de réserve, 8000 troupes paramilitaires, 480 chars de bataille, 530 pièces d’artillerie, d’environ 2000 blindés légers. Les activistes palestiniens armés seraient au maximum 50000 armés de missiles antichars, probablement de quelques missiles antiaériens, de dizaines de milliers de missiles à courte portée mais d’aucun blindé ni avions, ni systèmes de brouillage, ni de navire de guerre, ni d’hélicoptères, ni d’armes nucléaires.

[3] http://blogtsahal.wordpress.com/2012/04/30/le-code-ethique-qui-dicte-la-conduite-de-tous-les-soldats-au-quotidien/ LEs valeurs de l’esprit de Tsahal. Précisons tout de même que rien ne prouve que l’armée israélienne cible la population civile lors de ses frappes.
[4] ONU GENERAL, A/HRC/12/48, 15 Septembre 2009, Human Rights Council, 12ème session, Agenda item 7, « Droits humains en Palestine et dans les autres Territoires Occupées ». Rapport Goldstone..
[5]  Le Monde, jeudi 01 janvier 2009, « Les mosquées de la terreur ».
[6] Israel Defense Forces, 26 novembre 2012, «Les objectifs de l’Opération Pilier de Défense ont été atteints».
[7] Ibid.
[8] Le Figaro, 22 novembre 2012, « Israël et le Hamas annoncent un cessez-le-feu ».
[9] Centre d’information sur les renseignements et le terrorisme au Centre d’études spéciales, octobre 2008, « Les tunnels »,
[10] «Opération « Pilier de la défense » : quel bilan ?», 22 novembre 2012, Réponse de Pascal Boniface, directeur de l’IRIS.  
[11] Atlantico, « Faute de les avoir suffisamment compris, Israël contraint de subir les conséquences des “printemps arabes” », 23 novembre 2012, Sébastien Boussois, chercheur à l’Université Libre de Louvain.
[12] Lire l’excellente analyse de Gilles Paris dans le Monde du 16 novembre 2012, «Où va Israël avec l’opération militaire à Gaza ?».
[13] Israel Defense Forces, 21 novembre 2012, 21h30 – «Communiqué officiel: un cessez-le-feu est entré en vigueur». CRIF, 22 novembre, «Pilier»
[14] Le Monde, 26 novembre 2012, « Nucléaire : l’Iran condamne les Etats-Unis après l’annulation d’une conférence internationale ».
[15] Le Monde, 26 novembre 2012, « Désaccords entre les formations palestiniennes sur le statut d’Etat observateur ».
[16] Ibid.

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