La Chine à la conquête de l’espace : petit guide critique

Perspectives Internationales 13/11/2012 0

 La Chine est de plus en plus présente dans l’espace. Partie immergée de l’iceberg, très médiatisé car symbolique de l’ascension chinoise, le programme spatial de vol habité fait montre d’un dynamisme irrésistible quelque neuf ans après le premier vol d’un taïkonaute à bord de Shenzhou 5. C’est ainsi qu’en juin dernier l’équipage de Shenzhou 9 a réalisé un amarrage historique avec le laboratoire spatial Tiangong 1 en orbite autour de la Terre depuis septembre 2011. Justification ultime du vol habité, la Lune fait l’objet aux dires du dernier Livre blanc publié en décembre 2011 « d’étude préliminaire ». Reste que la majorité du document est consacrée aux applications spatiales, les vols habités et l’exploration n’apparaissant que sommairement à la toute fin. Au développement d’une nouvelle génération de lanceurs Longue Marche 5, 6 et 7, s’ajoutent ainsi la construction et le lancement de multiples satellites d’observation, de communications et de navigation, et la conduite de missions scientifiques et technologiques.

La Chine compte de fait étendre son empreinte spatiale. Au moment où elle affirme avoir réalisé via sa constellation de satellites de navigation Beidou/Compass une desserte régionale indépendante, étape intermédiaire avant la mise en place d’un système global complet, et alors que les 19 tirs (dont un échec) réalisés au cours de l’année 2011 ont profondément marqué les esprits – la Chine pour la première fois dépassant d’un tir les Etats-Unis en nombre de lancements effectués –, l’intérêt que l’armée populaire de libération (PLA selon le sigle anglais) exprime logiquement pour les opérations spatiales n’invite pas à une évaluation sereine des motivations célestes de l’Empire du Milieu.

Quoi qu’elle accomplisse là-haut, la Chine restera suspecte au regard des commentateurs étrangers pour qui le pays s’est engagé dans des opérations spatiales de plus en plus complexes sans offrir de signes de progrès en matière de transparence ou de communication[1]. La chose apparaît surtout vraie aux Etats-Unis où l’importance de l’enjeu se mesure d’autant mieux que les erreurs de jugement sont nombreuses et l’incompréhension de règle. Malgré les précédents – liés à des conclusions partielles fondées sur des informations erronées, des erreurs de traduction et des sources qui d’ordinaire seraient écartées pour leur manque de fiabilité – la prudence n’est toujours pas de mise. Plusieurs épisodes en témoignent : du récit sur l’aventure orbitale du microsatellite BX-1 à la signification du test antisatellite (ASAT) conduit en janvier 2007 pour ce qui est d’hier, du soi-disant avion spatial Shenlong aux rumeurs entourant un éventuel tir ASAT chinois prévu pour fin 2012 en ce qui concerne aujourd’hui. Bref, la Chine reste plus que jamais ce « mystère dans un labyrinthe » dont parlait déjà Joan Johnson-Freese en 1998[2], objet de multiples lectures passionnelles.

Aussi nous efforcerons-nous ici de fournir modestement aux lecteurs désireux de comprendre l’investissement multidimensionnel du programme spatial chinois quelques indications utiles. Dans cette perspective, nous reprendrons à travers quelques exemples les différentes approches utilisées alternativement dans la littérature. Ces différents procédés, bien que faisant face à la même problématique, liée au manque d’information, et donc aux mêmes questionnements méthodologiques, proposent différentes solutions. Au risque souvent d’un dérapage idéologique ou de perceptions invitant aux raccourcis faciles (schéma du pire scénario), certains cherchent ainsi à analyser les intentions chinoises en se focalisant tour à tour sur les capacités, la doctrine et l’organisation. Moins présentes mais paradoxalement plus informées, d’autres analyses, que nous qualifierons de critiques car directement centrées sur les motivations historiques spécifiques de la Chine, seront également présentées. Cette revue ne se veut naturellement pas exhaustive.

La nouvelle frontière tactique de la Chine 

La première option consiste tout simplement à postuler que les Etats – ici, la Chine – désirent en règle générale acquérir autant de puissance militaire qu’il le leur est possible compte tenu des ressources domestiques et des contraintes externes. Cette méthode a pour premier corollaire une évaluation supposément éclairée des capacités en général, et ici des performances orbitales des systèmes spatiaux en particulier. Classique et intuitive, elle prend habituellement la forme d’une énumération. La lecture de « Space, China’s Tactical Frontier » écrit l’an passé par deux experts du World Security Institute, Eric Hagt et Matthew Durnin est de ce point de vue éclairante[3]. Analysant l’expansion rapide des systèmes spatiaux chinois depuis les limbes où ils se situaient il n’y a encore qu’une décennie, l’article a fait l’objet d’une diffusion large avant même sa publication effective dans le Journal of Strategic Studies[4].

Pour les auteurs en effet, l’accroissement des capacités spatiales de la Chine, en matière notamment de satellites de reconnaissance, plus particulièrement ceux chargés de surveiller l’environnement maritime régional, dans la perspective d’une stratégie anti-accès, est le signe d’une véritable rupture. Grâce à ses systèmes satellites d’observation (optique et radar SAR) et de renseignement d’origine électromagnétique (ELINT), devenus plus performants et plus nombreux (amélioration de la résolution spatiale et de la résolution temporelle), la Chine est désormais capable de localiser et identifier efficacement les vaisseaux ennemis. La fréquence de passage au-dessus des zones jugées stratégiques ayant augmenté, les systèmes spatiaux chinois actuels ont favorisé le passage d’une capacité limitée de collecte d’informations stratégiques à une nouvelle ère incarnée par le soutien aux opérations tactiques. Partant, « ces satellites de reconnaissance marquent l’ascension de la Chine à un club exclusif. Aux côtés de la Chine, seuls les Etats-Unis possèdent des systèmes spatiaux plus efficaces  de soutien aux opérations tactiques ». Pour les auteurs, la réalité est que « la Chine a substantiellement comblé le fossé qui la séparait des Etats-Unis pour ce qui est de la durée pendant laquelle elle peut chaque jour surveiller des cibles maritimes depuis l’espace ».

Quantifier les performances spatiales chinoises est en soi problématique, alors que les auteurs adoptent comme étalon de mesure temporel (progression sur la décennie) et spatial (comparaison avec les Etats-Unis) la durée pendant laquelle une cible – un navire en mer, près de Taïwan – est chaque jour potentiellement visible (au sens général et non littéral du terme, c’est-à-dire obtenir une connaissance stratégique ou tactique utile, suffisante pour précisément identifier l’objet) depuis l’espace[5]. Mais de leur point de vue, même très approximative, cette estimation reste pertinente car elle démontre combien la Chine a évolué parvenant à se comparer avec les Etats-Unis à mesure que ses satellites devenaient une composante clé de la stratégie de « défense active ». Celle-ci favorisant notamment la mise en service de nouvelles armes à l’image par exemple du missile balistique antinavire (ASBM selon l’acronyme anglais). Ce faisant, grâce à une couverture spatiale de ses cibles potentielles devenue, sinon en temps réel, du moins plus fréquente et fiable, la Chine peut accroître le champ de ses capacités d’application des forces sans pour autant entrer en contradiction avec la politique de non-ingérence (en termes militaires, le déploiement de troupes chinoises à l’étranger).

Mais l’article va plus loin car ces succès témoignent selon lui d’un changement d’orientation majeur. De fait, « la ligne séparant un système spatial garantissant une capacité anti-accès/déni d’accès […] et un système permettant la projection des forces sur de plus grandes distances, y compris l’émergence de capacités mondiales, apparaît souvent floue ». Pour le moment, aucun changement de doctrine n’est encore à l’horizon. Toutefois, si jusqu’alors l’effort spatial chinois s’organisait autour de la construction et du lancement de satellites duaux – maximisant les potentiels militaire et surtout civil –, depuis peu néanmoins les auteurs estiment que les utilisations sont de plus en plus séparées, de nouveaux systèmes spatiaux étant mis au service des seules applications militaires sous la coupe de la seule armée populaire de libération. La série Yaogan d’observation optique, SAR et ELINT, débutée en 2006 et comptabilisant une quinzaine de systèmes, serait de ce point de vue révélatrice.

Doctrine et organisation : un espace militarisé ?

Pour les auteurs de « Space, China’s Tactical Frontier », l’effort chinois de conquête de l’espace n’est donc en rien limité par un quelconque refus de suivre le modèle d’hyperdépendance américain aux systèmes orbitaux – le fait est que pour longtemps encore les Etats-Unis seront les plus vulnérables là-haut et qu’une guerre en orbite est dans ces conditions peu envisageable. Pas plus que la Chine n’est inhibée par l’absence au présent de besoin de projection des forces. Pour cause, tout cela pourrait s’imposer de lui-même à mesure que les ressources économiques du pays s’accumulent et que partant ses capacités augmentent, comme ici la reconnaissance satellitaire. Concilier rhétorique et posture défensive avec des capacités en expansion deviendra alors plus difficile. De fait, décideurs et militaires « ne s’appuient pas sur ce que les Etats ont l’intention de faire, mais sur ce qu’ils ont la capacité de faire ».

Un peu à la façon de ces néoréalistes qui identifient un lien direct entre puissance économique et puissance militaire, l’idée est que les capacités spatiales d’un pays offrent un portrait d’autant plus raisonnable de ses intentions qu’elles sont censées les produire a posteriori. Une relation est ainsi naturellement induite entre les perceptions des fins et l’utilisation qui sera faite des moyens. Négligeant par nature la question des motivations spécifiques des Etats – problématique s’il en est dans un pays comme la Chine où l’opacité et le règne du secret se mêlent à des relations houleuses avec l’Amérique sur fond de projections très optimistes quant à sa puissance future – la théorie néoréaliste préfère mettre en avant les pressions de la structure internationale. C’est ainsi que Everett Dolman, auteur du très remarqué Astropolitik: Classical Geopolitics in the Space Age, indique qu’une fois appliqués « les principes de la tradition réaliste et les théories géopolitiques qui ont survécu au passage des millénaires dans leurs formes d’origine, la conclusion inévitable est que les Etats-Unis et la République populaire de Chine vont droit à la guerre ». Et de rajouter : « la guerre à venir avec la Chine aura pour objet la bataille pour le contrôle de l’espace extra-atmosphérique »[6]. Comme nous en avons parlé ailleurs, le postulat non démontré est que cette vision s’impose d’elle-même : il n’y a pas d’autre chemin possible que le modèle d’espace « contrôlé » théorisé aux Etats-Unis[7]. Le peu d’information disponible sur la doctrine spatiale de la PLA n’est toutefois pas entièrement contradictoire[8]. Témoin de la « révolution dans les affaires militaires » en cours aux Etats-Unis, la PLA a réagi d’autant plus vivement qu’elle a été victime de deux événements embarrassants : durant la crise de Taïwan de 1995-96, tout d’abord, elle n’a pas pu répondre au déploiement de deux groupes aéronavals américains dans la région pour la simple raison qu’elle n’a pas pu les localiser avec précision ; en 2007, ensuite, l’importance des satellites a été une fois de plus démontrée par l’apparition surprise sur Google Earth du nouveau sous-marin chinois de classe Jin. L’espace est pour ces raisons devenu un élément central de la nouvelle stratégie de développement technologique basée sur la « guerre en réseau » et la bataille « informationalisée ».

La même chose peut être dite de l’organisation de l’effort spatial chinois décrite de façon répétée comme militaire, une analyse qui s’appuie sur le rôle joué  par la PLA dans la gestion des bases et des programmes spatiaux, y compris de vol habité, voire dans la préparation et la conduite unilatérale du test ASAT de 2007. Ce caractère militaire constitue un élément d’explication a priori qui, amplifiant par ailleurs les éléments de conclusions précédemment dessinés, conduit à une lecture hâtive de la militarisation du spatial chinois. De même certains ont, à la suite de Kevin Pollpeter, tâché d’expliquer la décision chinoise de développer des capacités de supériorité spatiale, ainsi que d’investir dans de nouveaux systèmes spatiaux à même de jouer un rôle tactique – comme dans le cas de l’article de Hagt et Durnin – comme la preuve de l’existence d’un « lobby » pro-spatial[9]. Or malgré la réforme de 2008 qui a amené le Département général de l’armement (DGA) à superviser l’ensemble des activités spatiales chinoises en tant qu’opérateur unique, l’implication des militaires dans la politique spatiale chinoise est plus ancienne et forme en réalité un héritage du régime communiste. En outre, la composante spatiale ne concerne qu’une petite partie des prérogatives du DGA[10]. Il est vrai que la stratégie chinoise basée sur les principes de développement d’une économie de défense à vocation duale est devenue dans le contexte institutionnel d’aujourd’hui synonyme de nombreuses incertitudes. Pour Hagt et Durnin, la PLA serait ainsi en mesure d’emporter aujourd’hui la bataille financière menée depuis une décennie pour sécuriser des programmes spatiaux entièrement dédiés aux applications militaires tels qu’illustrés par la série supposée militaire, Yaogan. Le tiraillement institutionnel à l’œuvre dans le domaine spatial n’est donc pas prêt de diminuer alors que les activités civiles et militaires sont amenées à être davantage cloisonnées les unes par rapport aux autres.

L’histoire très céleste du programme spatial chinois

Seule une approche historique est à même de contextualiser la réalité des motivations de la Chine pour investir le balcon du monde. Cette approche est celle privilégiée par Gregory Kulacki et Jeffrey G. Lewis dans leur rapport paru en 2009, « A Place for One’s Mat: China’s Space Program from 1956–2003 »[11]. Prenant pour cas d’études le lancement du premier satellite chinois en 1970, le lancement du premier satellite de communication en 1984 et le premier vol habité en 2003, les auteurs s’efforcent de replacer l’effort spatial de la Chine dans son contexte historique et domestique, chinois en définitive.

Selon eux, la Chine perçoit chacun de ses exploits spatiaux comme autant de preuves justifiant de son intégration parmi les grandes puissances spatiales. Parce que ces dernières fixent les règles de comportement là-haut, « l’équité apparaît avoir été la principale préoccupation du leadership politique chinois ». Les Chinois ont une formule expliquant leurs motivations : yi xi zhi di, ce que les auteurs américains traduisent littéralement par « a place for one’s mat ». En français (comme en anglais), l’analogie la plus proche est constituée par l’expression « un siège à la table », « la différence s’expliquant par le fait que les habitants de la Chine antique s’asseyaient sur des tapis au sol et non sur des chaises ». L’idée est toutefois identique : parce qu’elle a mérité sa place, la Chine a droit aux mêmes prérogatives que les autres nations spatiales. Pour les auteurs, l’investissement spatial chinois – au-delà des aléas politiques, bureaucratiques et techniques liés à la difficile histoire du pays après l’accession de Mao au pouvoir et au moment des réformes de Deng Xiaoping – démontre l’existence d’aspirations philosophiques et politiques plus profondes que la simple acquisition de nouvelles capacités militaires. Cette explication chinoise relève en grande partie du mythe fondateur. La réalité est que la Chine moderne s’est construite sur l’idée selon laquelle le peuple chinois a perdu son « siège à la table » lorsqu’il s’est laissé dépasser par l’Occident à partir du XIXe siècle après avoir refusé d’embrasser le progrès. Parce qu’il est l’expression ultime de la science et de la technologie, l’espace est aujourd’hui une cible privilégiée d’investissement. Avoir un programme spatial, c’est montrer aux autres nations ce dont la Chine est capable et pourquoi elle mérite sa « place à la table » en tant que membre à part entière du très fermé club des grandes puissances spatiales.

Loin d’être exclusive, cette approche apporte un éclairage alternatif intéressant après les descriptions du spatial chinois dressées précédemment. Parce que le programme spatial n’apporte pas d’effets directs tangibles du point de vue économique et politique, il ne constitue pas la méthode la plus efficace pour renforcer la puissance chinoise sur le court terme. Comme le souligne Serge Grouard, auteur de La guerre en orbite, « l’espace ne crée pas la puissance, il la renforce et par conséquent, il la présuppose »[12]. Il ne s’agit pas non plus d’une question de prestige et de maintien symbolique de son rang, du moins à l’origine, mais bien de la peur répétée – alimentée par des événements externes constitutifs de « moments Spoutnik », à l’image du discours « Star Wars » du président Reagan ou de la campagne militaire irakienne de 1990-91 menée en partie par les Etats-Unis depuis l’espace – de perdre son accès au club et de se faire technologiquement distancer, définitivement peut-être, sans espoir de remonter un jour la pente. Cette approche explique pourquoi la Chine a mené une politique apparemment contradictoire sinon malhonnête et trompeuse en s’engageant diplomatiquement contre l’arsenalisation de l’espace et en menant parallèlement des recherches sur les armes antisatellites conduisant aux tests de 2007 et 2010.

Alors qu’une nouvelle génération vient aujourd’hui d’arriver au pouvoir, la question est bien entendu de savoir en quoi cet état d’esprit a évolué depuis Mao, Deng et les différents décideurs qui se sont succédés jusqu’à aujourd’hui. De ce point de vue, « Space, China’s Tactical Frontier » a le mérite de montrer que, en dépit de la nécessité de poursuivre le rythme de ses investissements en orbite, la Chine a aujourd’hui moins de risque d’être distancée ou d’être menacée dans son statut international.

Guilhem Penent 

Guilhem Penent est doctorant en relations internationales. Diplômé de Sciences Po Bordeaux, lauréat 2011 du prix de l’armée de l’air et ancien élève de l’International Space University (SSP12), il s’intéresse à la politique spatiale des Etats-Unis depuis la fin de la guerre froide et plus largement à l’ensemble des activités spatiales.



[1] Office of the Secretary of Defense, Annual Report to Congress: Military and Security Developments involving the People’s Republic of China 2012, mai 2012, p. 9.

[2] JOHNSON-FREESE, Joan, The Chinese Space Program: A Mystery Within a Maze, Melbourne: Krieger Publishing, 1998.

[3] HAGT, Eric et DURNIN, Matthew, « Space, China’s Tactical Frontier », Journal of Strategic Studies, 34 (5), 2011, p. 733-761

[4] Voir RABINOVITCH, Simon, « China’s ‘eye-in-the sky’ nears par with US », The Financial Times, 11 juillet 2011, BLANCHARD, Ben, « China ramps up military use of space with new satellites », Reuters, 11 juillet 2011, et BLAIR, Bruce, « China’s Rapid Space Ascent », Time.com, 13 juillet 2011.

[5] Voir WRIGHT, David, « Response to ‘Space, China’s Tactical Frontier’ by Eric Hagt and Matthew Durnin », Journal of Strategic Studies, 34 (5), 2011, p. 763-773 et HAGT, Eric et DURNIN, Matthew, « Response to David Wright’s Commentary », Journal of Strategic Studies, 34 (5), 2011, p. 775-781.

[6] DOLMAN, Everett C., « New Frontiers, Old Realities », Strategic Studies Quarterly, 6 (1), 2012, p. 78.

[7] PENENT, Guilhem, « Une nouvelle course aux étoiles ? Les États-Unis et la Chine dans l’espace ». A paraître.

[8] WORTZEL, Larry M., « The Chinese People’s Liberation Army and Space Warfare », Astropolitics, 6 (2), 2008, p. 114.

[9] POLLPETER, Kevin, « The Stars of China’s Space Program: The Rise of a ‘Space Gang’? », China Brief, 7 (17), 2007.

[10] Sur l’organisation institutionnelle du spatial chinois, voir BOREL, Denis et SOURBES-VERGER, Isabelle, Un empire très céleste. La Chine a la conquête de l’espace, Paris : Dunod, 2008, et GAILLARD-SBOROWSKY, Florence, PUIG, Emmanuel et SOURBES-VERGER, Isabelle, « Analyse comparée de la stratégie spatiale des pays émergents : Brésil, Chine, Inde », Etudes de l’IRSEM, 15, 2012.

[11] KULACKI, Gregory et LEWIS, Jeffrey, « A Place for One’s Mat: China’s Space Program from 1956–2003 », American Academy of Arts and Science, 2009.

[12] GROUARD, Serge, La guerre en orbite. Essai de politique et de stratégie spatiales, Paris, Economica, 1994, p. 156.

Leave A Response »