La stratégie pétrolière chinoise au Venezuela : opportunités et contraintes

Perspectives Internationales 03/09/2014 0

La relation sino-vénézuélienne semble idéale au premier abord mais doit surmonter plusieurs obstacles pour se développer pleinement. D’un côté, les réserves colossales d’hydrocarbures du Venezuela suffisent à éveiller l’intérêt des Chinois ; de l’autre, les crédits concédés par Pékin à un Venezuela déserté par les institutions financières internationales, contrastent avec les faibles volumes de pétrole que la Chine importe. Quels sont les principaux obstacles qui empêchent la Chine d’importer du pétrole du Venezuela en plus grandes quantités ?

L’engagement financier de la Chine au Venezuela : un engagement à visée énergétique avant tout

En avril 2001, le Venezuela et la Chine établissaient un partenariat stratégique. En 2004, le président chinois Hu Jintao, en visite en Amérique latine, s’engageait à investir 100 milliards de dollars sur 10 ans[1].. Aujourd’hui la Chine est le second partenaire économique du Venezuela après les Etats-Unis et le Venezuela est le quatrième partenaire commercial de la Chine en Amérique Latine[2]. Le partenariat sino-vénézuélien est basé sur des intérêts mutuels et une complémentarité avant tout énergétique explicitement définie par Liu Kegu, porte parole de la China Development Bank (CDB) au Venezuela :

« We have lots of capital and lack resources, they have lots of resources and lack capital and China needs them, it’s complementary »[3].

En effet, la Chine à un besoin considérable de pétrole pour alimenter sa croissance et depuis 2010, le Venezuela possède les premières réserves prouvées de pétrole (estimées à environ 298,353 milliards de barils) devant l’Arabie Saoudite (265,9 milliards de barils)[4]. Les réserves vénézuéliennes représentent 39 % des réserves totales d’hydrocarbures non conventionnels du monde techniquement exploitables[5]. A lui seul, le Venezuela détient 90,6 % des réserves de pétrole du continent latino-américain[6].

Les compagnies pétrolières chinoises ont commencé à importer du pétrole de l’étranger, et notamment du Venezuela, en 1993 date à laquelle la production chinoise ne suffisait plus à couvrir ses besoins domestiques. Vingt ans plus tard, la Chine est devenue un acteur majeur du secteur pétrolier vénézuélien, et exploite plusieurs blocs dans les champs matures d’ Intercampo, Caracoles et Zumano ainsi que dans le bassin de l’Orénoque. Ce dernier est très convoité par les compagnies pétrolières chinoises qui ont signé des contrats d’exploration production avec PDVSA, car il concentre 78,3 % des réserves pétrolières de toute l’Amérique latine[7]. Les trois compagnies pétrolières chinoises, la China National Petroleum Corporation (CNPC), la China Petroleum and Chemical Corporation (Sinopec) et la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC) exploitent plusieurs blocs dans l’Orénoque, notamment le bloc MPE-3, qui produit 112 000 barils par jours et qui est destiné aux exportations chinoises[8]. L’entreprise mixte sino-vénézuélienne Petrourica cherche aussi à développer la production du bloc Junin 4, d’autres développements sont en cours dans les blocs Junin 1, 8, 10 et dans le bloc Boyaca 3.

La stratégie « prêts contre pétrole »

La CDB a octroyé 50,4 milliards de dollars de crédits à la société nationale pétrolière Petróleos de Venezuela S.A. (PDVSA) depuis 2007[9]. Ces crédits(loans-for-oil) qui peuvent s’étendre sur 20 ans, sont remboursés en pétrole. PDVSA s’engage à livrer du brut vénézuélien à la filiale de CNPC, Petrochina. Un Fonds sino-vénézuélien a aussi été crée en 2007 pour financer des programmes sociaux, la construction de logements et d’infrastructures via la CDB et le Fonds de développement national du Venezuela (Fonden).

La mise en place de ce type de contrat bien particulier s’inscrit dans une démarche stratégique de la part du gouvernement chinois. Les compagnies chinoises pourraient tout aussi bien acheter directement du pétrole au Venezuela sans passer par ces types d’accords qui comprennent une dimension diplomatiqueet politique puisqu’ils se négocient directement au niveau des Etats. Comparés à la Banque mondiale, les projets financés par les institutions bancaires chinoises sont en général plus risqués mais offrent des avantages aux pays emprunteurs (qui ne sont pas soumis aux contraintes imposées par les grands organismes financiers internationaux). Les Chinois espèrent réduire les incertitudes liées à l’approvisionnement en traitant directement avec leurs homologues sud-américains. De tels arrangements conviennent doublement aux Chinois : grâce aux financements des infrastructures vénézuéliennes, Pékin entend non seulement augmenter la production mais aussi s’assurer des approvisionnements en pétrole à long terme. La situation économique et politique du pays implique une prise de risque importante que ce type de contrat permet de réduire[10], comme l’a déclaré Chen Yuan le président de la CDB :

« backing loans with oil shipments effectively keeps risks to a minimum level »[11].

En effet, la Coface a attribué la note C qui correspond à « pays risqué » au Venezuela[12]. L’agence de notation américaine Moody’s, quant à elle, a dégradé d’un cran la note souveraine du Venezuela à Caa1, en décembre 2013, ce qui correspond à « junk bond » (dette pourrie)[13].De plus,la dette publique s’élève à52 % du PIB selon les prévisions pour 2014[14] et le pays, depuis 2007, ne reçoit plus aucun prêt de la Banque mondiale[15]. Des chiffres peu rassurants qui n’ont pas empêché la CDB et la China Export-Import Bank de concéder trois nouveaux prêts au pays pour un total de près de 7 milliards de dollars en septembre dernier[16].

Le Venezuela est aussi le plus gros pays de destination des prêts chinois émis en devise chinoise. En septembre 2010, une ligne de crédit de 20,6 milliards de dollars était accordée au pays, dont la moitié libellée en yuan. Ceci reflète bien la volonté de la Chine d’introduire l’usage de sa monnaie comme devise d’échange et de transaction sur le marché latino-américain pour ainsi élargir sa sphère d’influence[17].

Des ressources en huiles extra-lourdes considérables

Bien que techniquement difficiles à extraire, les huiles extra-lourdes vénézuéliennes présentent pour les Chinois des perspectives économiques prometteuses. Avec un cours mondial du pétrole estimé entre 80 et 120 dollars le baril, et avec l’espoir d’une augmentation durable du prix dans l’avenir, le brut vénézuélien constitue bien une ressource rentable puisqu’encore largement exploitable d’après les données citées plus haut. Bien que les prévisions relatives à la production de pétrole non conventionnel ne sont que des estimations, ces ressources constituent environ 20 % des ressources pétrolières mondiales, avec à la clé, 15 ans de réserves. Ce type de ressource pourrait de fait compenser la baisse des réserves d’hydrocarbures conventionnels estimée à 5 % par an, et ainsi répondre à la demande mondiale qui continue de croitre sous l’impulsion de la Chine, de l’Inde et du Brésil[18].

Cette richesse pétrolière colossale justifie l’intérêt grandissant de la Chine à l’égard du Venezuela. De plus, grâce aux progrès techniques et aux incitations politiques pour faire évoluer rapidement la production d’huiles extra-lourdes, le Venezuela pourrait bien devenir l’un des grands acteurs de la géopolitique pétrolière des prochaines décennies au côté du Canada[19].Cependant, malgré cette complémentarité et les bénéfices mutuels que les deux pays tirent de cette coopération, les importations chinoises de pétrole vénézuélien ne sont pas à la hauteur des crédits concédés. En Amérique latine, le Venezuela est le premier partenaire énergétique de la Chine, mais la part des importations de brut vénézuélien (6 %)[20] dans les importations totales de la Chine reste encore marginale si l’on compare avec ses autres partenaires énergétiques au Moyen-Orient et en Afrique.

Les obstacles à l’augmentation des exportations de pétrole vers la Chine

La position géographique du Venezuela est stratégique pour l’un des principaux consommateurs de pétrole au monde : les Etats-Unis. En revanche, elle l’est beaucoup moins pour la Chine. La Chine dépense beaucoup d’argent dans un pays éloigné géographiquement, dont les ressources sont mal adaptées à ses capacités de raffinage et donc éloignées de ses besoins pour importer de faibles volumes de pétrole. Quels sont les principaux obstacles ? En théorie, la Chine est le seul marché qui devrait pouvoir absorber la quantité de pétrole que le Venezuela exporte aux Etats-Unis. En 2004, 60 % du pétrole Vénézuélien allait tout droit en Amérique du Nord, contre 36 % en 2013. Si l’on se réfère aux chiffres officiels, le Venezuela exportait à la Chine 49 000 barils par jour en 2005 (contre 625 000 en 2013[21]). Même si la Chine est le deuxième importateur de pétrole vénézuélien après les Etats-Unis, les chiffres avancés par Caracas sont à prendre avec précaution. Plusieurs analystes ont constaté des écarts importants entre les chiffres publiés par les autorités vénézuéliennes et les statistiques des douanes chinoises[22]. Une grande partie du pétrole vénézuélien n’arrive pas à destination de la Chine et ce pour plusieurs raisons : Premièrement, la distance entre les deux pays, ajoutée aux temps de livraison trop longs et aux coûts élevés du transport expliquent le choix qu’a fait la CNPC de revendre une partie du pétrole chinois produit à l’étranger, aux Etats-Unis et aux pays des Caraïbes notamment, ou de l’échanger contre du pétrole du Moyen-Orient, plus proche et moins cher[23]. En effet, le Venezuela ne constitue pas un marché naturel pour la Chine, il faut environ cinq semaines à un pétrolier pour acheminer le pétrole en Chine contre cinq jours pour l’expédier aux Etats-Unis, et le voyage est en outre risqué[24].

Deuxièmement, la flotte chinoise de pétroliers est insuffisante : en effet, les terminaux vénézuéliens ne sont pas conçus pour charger du pétrole sur des superpétroliers requis pour le transporter vers les marchés lointains d‘Inde et de Chine.

Troisièmement, le pétrole du bassin de l’Orénoque pour être converti en pétrole ultraléger requiert des procédés complexes de raffinage. Le secteur pétrolier chinois n’a pas encore la capacité pour absorber et traiter le pétrole extra-lourd vénézuélien. Le projet sino-vénézuélien de construction d’une raffinerie à Jieyang dans la province du Guangdong, pour traiter spécialement ce type de pétrole, est sans cesse repoussé en raison de l’impossibilité de la part de PDVSA de financer une partie du projet[25].

Quatrièmement les contraintes techniques, les difficultés financières, la mauvaise gestion de l’industrie pétrolière vénézuélienne et les incertitudes politiques sont autant d’obstacles qui empêchent (à court et moyen termes) de développer la production du pays. Par ailleurs, la Chine devra probablement passer outre son principe de non-ingérence pour tenter d’atténuer ses inquiétudes à l’égard de la stabilité politique du pays si elle décide d’acheter de plus grandes quantités de pétrole.

Approvisionner la Chine à l’avenir : le transport du pétrole et ses implications géopolitiques 


Sans titre

La position géographique du Venezuela défavorable à la Chine pourrait s’améliorer dans un avenir proche grâce à la position stratégique de la Colombie, un hub énergétique régional potentiel. Plusieurs projets d’infrastructures prévoient de relier les Caraïbes au Pacifique, et ainsi ouvrir de nouveaux accès aux marchandises et flux énergétiques en provenance et à destination de la Chine. Ces projets dans lesquels Pékin s’est engagé ou prévoit de s’engager à plus ou moins brève échéance font de son implication au Venezuela une question géopolitique. En effet, de nouvelles routes énergétiques restent à tracer pour faire face à la demande croissante en provenance d’Asie. L’élargissement du canal de Panama et le projet gigantesque[26] de construction de son canal concurrent au Nicaragua, financé par un milliardaire chinois ouvrent de nouvelles routes et permettent de répondre à un trafic maritime en pleine croissance. Cependant, même avec l’élargissement du canal de Panama, les superpétroliers modernes, toujours plus imposants, ne pourront pas le traverser. Certes, le Venezuela pourrait utiliser le canal de Nicaragua pour alimenter les marchés asiatiques, et notamment la Chine, mais la position de la Colombie, comme le soulignait l’ex-ambassadeur de Chine en Colombie, Gao Zhengyue, est « très stratégique et pourrait servir de port d’entrée à tout le continent » [27]. Le projet de construction d’un oléoduc de 3 000 km qui relierait la ceinture de l’Orénoque depuis le bloc Junin au port de Tumaco sur la côte pacifique au sud-est de la Colombie, date de 2005. La façade colombienne ouvrirait donc un accès direct au Venezuela sur le Pacifique et pourrait augmenter le flux de combustibles et de matières premières des deux pays vers l’Asie et vers la Chine. Cet oléoduc réduirait de moitié les temps de trajet, et le terminal pétrolier qui serait construit permettrait de charger des superpétroliers qui ne peuvent pas traverser le canal de Panama. Le pétrole transporté proviendrait des entreprises mixtes sino-vénézuéliennes Petrourica (Junin 4) et Petrosinovensa (Mpe-3) qui sont en plein développement et cherchent à augmenter leur production[28]. Ce projet d’oléoduc imaginé par la Colombie et le Venezuela concerne directement les compagnies pétrolières chinoises qui ont des activités dans les deux pays et qui pourraient financer une partie de ce projet. En effet cet oléoduc est considéré comme partie intégrante d’un plus grand projet verticalement intégré, entre CNPC et PDVSA, qui va de la production au Venezuela jusqu’au raffinage en Chine. Cependant, Ecopetrol, la compagnie pétrolière colombienne, aurait émis le souhait d’associer la canadienne Enbridge au projet à la place de PDVSA[29]. Un autre projet de voie ferrée, toujours en Colombie, pourrait ouvrir des routes plus courtes pour exporter des marchandises des côtes atlantiques du continent jusqu’à l’océan Pacifique, pour ensuite exporter vers l‘Asie.

Ces projets, s’ils venaient à se concrétiser un jour, devraient permettre d’exporter directement (en des quantités plus importantes) le pétrole vénézuélien vers l’Asie, et notamment vers la Chine ainsi que l’importation de produits chinois manufacturés vers le continent sud-américain. Si la Chine devait participer, de près ou de loin, à la construction d’un de ces projets, cela aurait un impact géopolitique retentissant. Ces deux océans concentrent une grande partie du commerce mondial. La Colombie a toujours été un allié de Washington,et était encore fin 2013 un des seuls pays de la région dont les exportations pétrolières vers les Etats-Unis n’avaient pas baissées. Cependant, cette situation est en train de changer et la Colombie s’emploie à diversifier ses exportations hors du marché américain, vers l’Inde, la Chine et l’Europe[30].

Conclusion

Fidèle à son principe de non ingérence, Pékin se montre très prudent sur le plan politique et idéologique avec les pays anti-impérialistes de la région pour ne pas être confronté directement aux Etats-Unis. Toutefois, l’engagement chinois en Amérique latine s’inscrit dans une démarche géopolitique. En effet, la Chine prête des sommes considérables au Venezuela et à l’Equateur, deux pays qui mènent des politiques résolument anti-américaines. Le projet de construction du canal de Nicaragua qui veut concurrencer le canal de Panama, zone d’influence traditionnelle américaine, serait entièrement financé par un milliardaire chinois. Le forum de coopération entre la Chine et la communauté des états d’Amérique latine et des Caraïbes (CELAC)[31] crée en juillet dernier lors de la visite du président Xi à la région devrait se tenir très prochainement à Pékin et exclue la participation des Etats-Unis.

Néanmoins, la présence chinoise sur le continent est relativement récente et l’influence américaine est encore très prégnante dans la région. Pour consolider sa positon durablement, la Chine devra sans doute dépasser les obstacles économiques, les réticences culturelles et les barrières de la langue sur un continent historiquement dominé par les Etats-Unis.

Iris Marjolet

Iris Marjolet est diplômée de l’Université Tsinghua en Relations Internationales en 2013. Elle termine actuellement un diplôme de Master en Géopolitique, mention enjeux territoriaux et rivalités de pouvoirs à l’Institut français de géopolitique, Paris 8. Son mémoire de recherche porte sur la stratégie pétrolière chinoise au Venezuela.

Bibliographie

[1] Ellis Evan, The New Chinese Engagement with Latin America: Understanding its Dynamics and the Implications for the Region », Air and Space Power Journal, September 21, 2006 ; voir aussi, China Latin America Finance Database, Inter American Dialogue, 2014, Disponible sur : http://thedialogue.org/map_list, consulté le 6 mai 2014

[2] Xi Jinping and Nicolas Maduro Jointly Attend the Closing Ceremony of the 13th Meeting of the China-Venezuela High-Level Mixed Commitee, Ministry of Foreign Affairs of the People’s republic of China, July 22, 2014

[3]Devereux Charlie, « China Bankrolling, Chavez’s Reelection Bid with Bank Loans», Bloomberg, September 26, 2012

[4] BP, Statistical Review of World Energy, June 2014 et June 2008

[5] Outlook for Unconventional Oil and Gas Production, Jadwa Investment, December 2013

[6] BP, Annual Statistical Bulletin 2013

[7]Ibid.

[8] PDVSA, Informe de Gestion Anual 2013

[9] Amos Irwin, Gallagher Kevin, « Chinese Finance to Latin America Tops $100 billion », Inter American Dialogue, April 2, 2014. Disponible sur : http://thedialogue.org/page.cfm?pageID=32&pubID=3563, accès le 28 avril 2014

[10] Gallagher Kevin, Amos Irwin, Katherine Koleski, « The New banks in Town : Chinese Finance in Latin America », Inter American Dialogue Report, February 2012, p.9

[11] Forsythe Michael and Sanderson Henry, China’s Superbank, Debt, Oil and Influence – How China is Rewritting the Rules of Finance, Singapore : Bloomberg Press, 2013. 225.p

[12]Le risque pays est mesuré par les agences de notation financières (Moody’s, Standard and Poor’s) ou par les société d’assurance crédit (Coface). La notation se fait avec des lettres ou des chiffres.

[13] Garabedian Alexandre, « L’effet change force Edenred à un avertissement sur résultat, Agefi, 30/12/2013

[14] Coface, risque pays et études économiques, Venezuela 2014, disponible sur : http://www.coface.fr/Etudes-economiques-et-risque-pays/Venezuela, consulté le 5 mai 2014

[15] World Bank, IBRD Loans and IDA, Credits, disponible sur : http://data.worldbank.org/indicator/DT.DOD.MWBG.CD/, consulté le 4 mai 2014 ; Projects and operations, Country Lending Summaries, Venezuela, disponible sur : http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/PROJECTS/0,,countrycode:VE~menuPK:64820017~pagePK:64414648~piPK:64414956~subTitle:All+Loans~theSitePK:40941~pageNo:1~pageSize:50,00.html, consulté le 4 mai 2014

[16]China Latin America Finance Database, Inter American Dialogue, 2014

[17]Xu Yisheng, Chen Zhaochen,Li Dongchao, « Zouchuqu zhanlue yao fangda ‘weineiruila moshi’ », (« La stratégie d’internationalisation devrait élargir le modèle vénézuélien »), diyi caijing ribao, (China Business News), August 16, 2010

[18] Total, Energies et savoir faire, des ressources d’avenir, disponible sur : http://www.total.com/fr/energies-savoir-faire/petrole-gaz/exploration-production/secteurs-strategiques/huiles-extra-lourdes/enjeux/des-ressources-davenir, consulté le 11 mai 2014

[19] Sébille-Lopez Philippe, Géopolitique du pétrole, Paris : Armand Colin, 2006. 480 p.

[20] EIA, China Country Analysis Brief, U.S.Energy Information Administration, February 4, 2014

[21] « Venezuela envie 625000 barriles de petroleo diarios a china a 5 dollares el barril, » Dolar Today, May 16, 2013

[22] Chen Sahofeng, « Assessing the Impact of China’s Foreign energy Quest on its Energy Security », EAI, March 2009, Working Paper No.145, pp.1-18

[23] Jiang Julie, Simon Jonathan, « Overseas Investments by Chinese National Oil Companies, » International Energy Agency, February 2011

[24] Blair Bruce, Chen Yali, Hagt Eric, « China Security, the Oil Weapon : Myth of China’s Vulnerability », China Security, Summer 2006, pp.32-63

[25] PDVSA, Informe de Gestion anual 2013.

[26]Ellis Evan, China’s Advance in Latin America has more Challenge than Xi’s Visit Suggests, The Manzella Report, July 18, 2014

[27] Rathbone John Paul, Mapstone Naomi, « China in Talks Over Panama Canal Rival », Financial Times, February 13, 2011

[28] Tovar Ernesto, « Oleoducto de Venezuela y Colombia costara $6.730 millones, » Soberania, March 10, 2012, disponible sur: http://www.soberania.org/Articulos/articulo_7128.htm, consulté le 12 juin 2014 ; Palotas Kelen Laszlo, Vanegas Angarita Oscar, « Pautas Euroasiaticas, para un proyecto sino venezolano-colombiano : Oleoducto faja del Orinoco-Pacifico », Revista Lebret, N°4, diciembre de 2012, pp 217-248

[29]Tovar Ernesto, « Colombia planifica sin Pdvsa Un oleoducto hasta el Pacifico, El Universal, Marzo 10, 2014

[30] Willis Andrew, « Colombia Targets Pacific Coast Oil Exports Amid US Shale Boom », Bloomberg, November 19, 2013

[31] La Celac est un organisme intergouvernemental régional qui regroupe les 33 états d’Amérique latine et des Caraïbes.

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